DESPERATAE MATRONAE

Nous dédions ce travail à la mémoire de Jacqueline de Romilly, femme de culture et de coeur, militante passionnée mais jamais désespérée de la cause des langues anciennes.

DESPERATAE MATRONAE: EDITORIAL

Les desperatae matronae de notre site (clin d'œil à une série américaine bien connue), ce sont d'abord les femmes qui désespèrent, victimes de la violence masculine, ces Rhéa Silvia, Camille, Lucrèce, Verginia soumises aux caprices des hommes de leur entourage, père, frère ou époux, ou encore ces mères déçues par leur progéniture, comme Véturie ou Agrippine, car tout le monde n'a pas la chance, comme Monique, d'avoir enfanté un Saint!
Mais ce sont également les femmes dont on désespère, ces irréductibles rebelles à l'ordre patriarcal des majores, les Tullia, Clodia, Sempronia, Julie, et autres Messaline, qui ont conservé au fil des siècles leur sulfureuse réputation. Sans compter les versatiles et perfides égéries qui font le désespoir des poètes transis, les Lesbie, Délie et Cynthie qui inspireront à Catulle, Tibulle ou Properce leurs plus beaux vers.
On peut y ajouter enfin la foule des femmes « ni lupae ni soumises », plus heureuses sans doute, et à qui l'Histoire a réservé une place particulière: les braves Sabines, l'héroïque Clélie, la chaste vestale Claudia, la courageuse et aimante Turia, la jeune martyre Eulalie...
À l'heure où l'on voit se multiplier dans les Universités les gender studies, voici donc un aperçu de l'Histoire romaine du côté des femmes, virgines ou bien matronae, souvent reléguées au second plan, mais toujours indispensables, comme on peut s'en rendre compte en lisant ces textes.

Marie PLATON

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par MARIE PLATON le 14 oct. 2014 à 15:11

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