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« Carthage », par Gregory Lassablière, Fabrice David et Mauro de Luca

Par Thomas CAVALIEPublié le 06 juin 2017 à 16:46 ♦ Mis à jour le 07 juin 2017 à 17:36

Ce travail est créé à partir de la fameuse BD intitulée « CARTHAGE», et écrite par Gregory Lassablière, Fabrice David et Mauro de Luca. Nous avons retracé tous les détails de l'époque de la Première Guerre Punique, et tout ce qui concerne les mythes de la grande cité Carthaginoise.

 

Opéra César

Par Adama-Diego ESTRELLAPublié le 06 juin 2017 à 16:29 ♦ Mis à jour le 07 juin 2017 à 17:34

 Description de l'opéra Giulio Cesare in Egitto de Haendel;

-résumé

-contexte historique

-traduction latine

La guerre contre les Germains

Par Maxime FAUXPublié le 06 juin 2017 à 16:47 ♦ Mis à jour le 07 juin 2017 à 17:29

Ambre MOULIS, Justine LADOUX et Maxime FAUX vous présentent : Drusus ou la guerre contre les Germains

Nous avons choisi deux textes latins : l'un de Jules César extrait de La Guerre des Gaules, et l'autre de Suétone, extrait de Claudius, ci-joint à cet article.

Hypatie

Par Alexandre LANAUPublié le 06 juin 2017 à 16:47 ♦ Mis à jour le 07 juin 2017 à 17:18

Hypatie


 

Hypatie, mathématicienne, astronome, et philosophe, joua un grand rôle dans la vie d’Alexandrie durant le déclin de l’Empire sous le règne de Théodose, Arcadius et Théodose II. Née entre 355 et 370 et morte assassinée en 415, elle aurait enseigné la philosophie dans la lignée de l’école platonicienne et aurait commenté des ouvrages de mathématiques. On connaît peu de choses de sa vie et de son œuvre. Son père, Theon d’Alexandrie, fut le dernier directeur de la Grande Bibliothèque réunissant les ouvrages les plus importants de l'époque. Certaines hypothèses mentionnent la destruction de cette bibliothèque juste après la mort de la savante. Cependant, la date de cette destruction ne peut être précise en raison du manque de source de cette époque : l’incendie de la bibliothèque est évalué au IVème siècle.


 

Saison 4 - Episode 5 Sénèque, Médée "Enfants infortunés"

Publié le 23 févr. 2015 à 14:16 ♦ Mis à jour le 19 janv. 2017 à 16:49

Introduction :

La vie de Sénèque le Philosophe nous est bien connue, au moins pour ses dernières années. Il est né peu avant l’ère chrétienne à Cordoue en Andalousie dans le sud de l’Espagne. Il se passionne pour la philosophie et réalise un voyage en Égypte où il fréquente les milieux intellectuels. Il est connu notamment pour sa tragédie Médée.

Médée est une tragédie romaine écrite par Sénèque. Elle met en scène la vie de Médée. Au début de la pièce, celle-ci annonce « Medea fiam » (v 171) qui veut dire « je suis Médée » à la fin de l’œuvre elle déclare « Medea nunc sum » (v 910). Le personnage de Médée est principalement connue pour avoir tué ses propres enfants. Avant cet extrait, Médée renie ses enfants et se demande si elle ne veut pas leur mort.

Ce passage est situé au milieu de l'acte V, durant un monologue de Médée. C'est extrait fait partie du dénouement de l’œuvre.

 

932 Quod scelus miseri luent?

Scelus est Iason genitor et maius scelus
Medea mater - occidant, non sunt mei ;
pereant, mei sunt. Crimine et culpa carent,
sunt innocentes : fateor, et frater fuit.
quid, anime, titubas ? ora quid lacrimae rigant
uariamque nunc huc ira, nunc illuc amor

diducit ? anceps aestus incertam rapit.

 

 

 

 

932 quod scelus miseri luent ? quel crime purgent ces malheureux enfants ?

Scelus est Iason genitor →leur crime c'est [d'avoir] Jason pour père

et maius scelus Medea mater → mais le plus grand crime, c'est [d'avoir] Médée pour mère
- occidant, non sunt mei ; → qu'ils meurent, ils ne sont pas à moi.

pereant, mei sunt. → qu'ils périssent, ils sont à moi.

Crimine et culpa carent, → ils sont débarrassés du crime et de la faute
sunt innocentes : → ils sont innocents

fateor, et frater fuit. →je l'avoue et mon frère le fut aussi

quid, anime, titubas ? → pourquoi, courage chancelles-tu ?

ora quid lacrimae rigant → pourquoi les larmes coulent de ton visage
uariamque nunc huc ira, nunc illuc amor → pourquoi un combat d'amour et de haine qui sépare

diducit ? anceps aestus incertam rapit. → ton cœur et le partage dans un flux de sentiments opposés

 

 

Vocabulaire :

 

qui, quae, quod : qui ;interr. quel ? lequel ?

scelus, eris, n. : crime

miser, a, um : malheureux

luo : subir, purger (un châtiment)

genitor, oris, m. : le père

maior, oris : comparatif de magnus, plus grand

occido : tomber, périr

meus, mea, meum : mon

et, conj. : et. adv. aussi

culpa, ae, f. : la faute

careo, es, ere, ui, iturus : manquer de, être débarrassé de

sum, es, esse, fui : être ; en tête de phrase : il y a

innocens, entis : innocent

fateor, eris, eri, fassus sum : reconnaître, avouer

frater, tris, m. : frère

quid, inv. : pourquoi ? après si, nisi, ne, num, aliquid devient quid

animus, i, m. : le coeur, la sympathie, le courage, l'esprit

titubo, as, are : chanceler

ora, ae, f. : bord, limite, lisière, côte

os, oris, n. : le visage, la bouche, l'entrée, l'ouverture

lacrima, ae, f. : larme

rigo, as, are : faire couler en dirigeant, arroser, baigner

uarius, a, um : varié, divers

nunc, adv. : maintenant

huc, adv. : ici (question quo)

ira, ae, f. : colère

illuc, adv. : là (question quo)

amo, as, are : aimer, être amoureux

diduco, is, ere, duxi, ductum : séparer, partager, écarter, espacer

anceps, cipitis : 1. à deux têtes 2. double 3. douteux, ambigu, incertain

aestus, us, m. : chaleur, bouillonnement, vagues, marée

incertus, a, um : incertain

rapio, is, ere, rapui, raptum : 1. emporter 2. ravir, voler, piller 3. se saisir vivement de

Qu'ont-ils fait ces malheureux enfants?
Leur crime, c'est d'avoir Jason pour père, et surtout Médée pour mère. Qu'ils meurent, car ils ne sont pas à moi; qu'ils périssent, car ils sont à moi.

Ils ne sont coupables d'aucun crime, d'aucune faute; ils sont innocents, je l'avoue et mon frère aussi était innocent !
Médée, pourquoi balancer? Pourquoi ces pleurs qui coulent de tes yeux?

Pourquoi ce combat de l'amour et de la haine qui déchire ton cœur et le partage dans un flux et reflux de sentiments contraires?

 

Commentaire :

Comment pose-t-on une question en latin ?

 

En latin, il y a trois types de questions :

- Les questions auquelles on peut répondre par oui ou par non, pour poser ce genre de questions il faut accoler « Ne » au premier mot de la phrase ex : Natane es Clamardi ? Pour les questions où la réponse attendue est oui, on utilise « Nonne » ex : Nonne Iculismenses sunt Iculismae incolae ?

- Les questions commençant par des mots interrogatifs comme Quis, Quid ou encore Quantum ex : quid, anime, titubas ?

- Les questions qui commencent par des mots interrogatifs de lieu et de temps comme Ubi, Unde, Quo ou Quando ex : Quo te igitur ?

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